Pour qu'on ne chante
plus des hymnesEn hommage à la Création. Ils sonnent faux, ils n'ont aucun sens. Ces locataires, si fous, Détruisent, sans compassion, Mon monde trop pollué. Les forêts outragées Ne sont plus vierges, Elles sont défeuries. Les tonnerres sont les rots De mes nuages nauséabonds Qui vomissent dans leurs égoûts. Toute la force des vents Vient des profondes lamentations Des fleuves coulant noyés Dans des déchets là jettés. Les rayons jaillissent de l'ire De tous les Orixás* Lassés de voir Nanã* pleurer. Nanã pleure tant et tant, Que les eaux de son sanglot Font déborder la mer Ramenant vers les villes Toutes leus saletés. Ces catastrophes Ne sont-elles pas un avertissement? II vaut mieux d'être prudents. Aujourd'hui c'est Nanã qui pleure. Mais demain? Ce sera nous, certainement. * Orixás
Les dieux des rituels Africains |