Au début, ce fut l’étonnement, la frayeur de constater qu’ils en seraient capables. Ensuite, la rage et la révolte se sont installées. Elles ont eu du mal à disparaître, mais elles sont parties et ont laissé la place à un sentiment que, dès lors, je n’avais jamais éprouvé: le mépris.
          C’est horrible, le mépris! C’est une sorte d’écoeurement de l’esprit, de nausée spirituelle. Cela gêne.
          Plusieurs ont fait irruption dans mon âme, enveloppés par le mépris.
         J’ai commencé par agir sur lui, car je n’arrivais pas à vivre avec lui, de même que je n’arrivais pas à vivre avec la jalousie des médiocres, des faibles et des hypocrites.
         J’ai fini par m’éloigner de tout et de tous, constituant ma propre auto-défense, ma propre sauvegarde.
         Sans le vouloir, j’ai découvert peu à peu ce que j’ai appelé au début "mon refuge" et je me suis aperçue que j’y trouvais une certaine harmonie, une certaine paix.
         Quand je me suis rendue compte, le mépris avait disparu et il n'y restait que le néant.
         Je continue dans mon réfuge, non plus par défense, car j’ai mûri et je suis devenue plus forte, mais plutôt pour le bien qu’il m’apporte, surtout grâce aux introspections sur moi-même que j’appelle "les dialogues avec moi-même". Ils m’ont apporté un merveilleux apprentissage.
         Depuis quelques temps, en réalisant ce dialogue à propos du "pardon" j’ai appris qu’il ne dépend pas d’une harmonie avec les autres, mais exclusivement de notre accord intérieur et de la pureté de notre être. Ainsi, suis-je. !
         Mon refuge est l’endroit où je trouve les réponses à mes "pourquoi".
         Alors, je me suis aperçue que

J’AVAIS REFAIT SURFACE...

J’ai extrapolé les rêves !
J’ai vécu les chagrins.
J’ai accepté les faibles,
j’ai supporté les faux.
Je suis restée debout
malgré les jets de pierre contre moi.
J’ai balayé de mon âme
la révolte ignoble
le mépris inutile
la vaine tristesse
la fausse incroyance.
J’ai ouvert à nouveau mon cœur à la vie,
j’ai laissé refleurir ma tendresse.
J’ai regardé autour de moi et vers le ciel sans fin....
Je me suis conformée au monde,
je me suis conformée à la vie.
La vie et le monde
que j’ai mérités pour moi.
Merci,Seigneur du revirement
que la vie a produit en moi.
J’ai appris à t’aimer,sans contrainte,
pour le seul fait de t’aimer.