| Ifrane et son Lion (Grec khamaileôn, lion nain) |

De l'autre côté de chez l'autre

Nous avos les yeux marrons
des chats libres qu'on dit
sauvages
les yeux noirs des coins obscures
qu'on dit néant

Des incendies d’été
Du moineau et au rouge-gorge
Qui s’amuse sous la grenadine
Tous savent
Que les papillons prennent la mer
En emportant les couleurs

Dans ta calligraphie
Je ne sais qu’est
De la lettre et du mot
Je sais qu’est la fibre Et qu’est l’arête
La lettre est scintillante
Comme celle de l’orange
Et le mot noble comme une colonne

Je parle Je brûle Je m’élève
J’écris pour me refroidir mongol fier
C’est le vert qui va
Qui revient
Qui se souvient des notes de blé
Poète debout
Je longe la saveur des gouffres
Les chemins minés par l’ombre des fenêtres voilées
S’entremêlent sous mes pas
Absence qu’est naître? et n’être? pour rien?
Perdre sa mer en un éclair
L’arcane qui brûle Comme un astre
Au point de départ
D’où ça vient aux coins des heures
Et des angles morts
Un bout du halo de la question
Je mets le voile devant le vent
Le corps sur la mer
Le visage en avant
Le mamelon
Devant la lèvre
Du volcan
Je ne sais si
je ne fais que
taire
OU
Allaiter le silence
de la colère

Nos yeux noue aèrent
D’air et de lumière
Une poussière
Fine et légère
Jouant avec le vent d’hier
Arrête nos jeux d’enfants